Cinq tissus, trois techniques, et une confusion que presque tous les visiteurs font. La toile de Korhogo n’est pas tissée mais peinte ; le pagne baoulé naît en bandes étroites qu’on assemble ; le wax sort imprimé de l’usine. Cette page explique ce qui est quoi, comment chaque tissu se fabrique, comment distinguer le fait main du tissu industriel, et où acheter sans payer le prix touriste.
Pagnes tissés main au marché
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Chaque modèle porte une référence fixe, identique dans toutes les versions linguistiques de cette page. Elle sert à se comprendre : quand vous nous écrivez, la référence suffit et nous savons de quelle pièce vous parlez. C’est un catalogue de consultation, pas une vente — il n’y a ici ni prix, ni panier, ni commande.
Si vous cherchez une tenue, un pagne ou un modèle précis, écrivez-nous. Nous renseignons et nous vous aidons à le chercher en Côte d’Ivoire — citez simplement une référence de ce catalogue, PB001 par exemple, décrivez ce que vous cherchez, ou joignez une photo. Nous ne vendons pas de vêtements : ni prix, ni commande ici, seulement des renseignements.
Nous écrireWaraniéné, Fakaha, Katiola, Bouaké — 350 à 600 kilomètres d’Abidjan, et là vous achetez au tisserand plutôt qu’à l’intermédiaire. Nous préparons l’itinéraire avec vous et vous disons ce qui est réaliste en une journée.
Un coton tissé à la main de la région baoulé, autour de Bouaké et Yamoussoukro. Il se tisse en bandes étroites d’une dizaine de centimètres sur un métier à main, bandes ensuite cousues ensemble pour former un pagne. Les coutures longitudinales sont visibles et constituent la marque du fait main.
Peinte. La base est un coton grossier tissé à la main sur lequel les peintres sénoufo appliquent animaux, masques, danseurs et scènes de chasse à la boue végétale fermentée et aux couleurs de terre. C’est la confusion la plus fréquente chez les visiteurs.
Le kita est le tissu de cérémonie des peuples akan du Sud-Est ivoirien, proche parent du kente ghanéen. Les deux se construisent avec des bandes tissées étroites ; le kita est généralement plus dense, plus lourd et plus coloré, et se porte drapé aux mariages, funérailles et fêtes royales.
De préférence à la source : Waraniéné près de Korhogo pour les tissés, Fakaha pour les toiles de Korhogo peintes, Bouaké et Katiola pour le tissage régional. À Abidjan, Cocody et les marchés de Treichville et d’Adjamé offrent plus de choix mais une qualité plus inégale.
Cherchez les coutures longitudinales : un pagne tissé main est assemblé de bandes étroites, elles sont donc toujours présentes. Sur les toiles peintes, regardez les contours — peints à la main ils sont irréguliers, sérigraphiés ils sont identiques.
Pas au sens strict — le wax imprimé est arrivé par le commerce européen. Il est néanmoins aujourd’hui le tissu du quotidien en Côte d’Ivoire et la base de la couture ivoirienne. Six mètres sont l’unité habituelle, appelée un pagne.
Oui, les textiles ne posent aucun problème à la douane. Les souvenirs en ivoire, en peaux ou en bois protégés relèvent d’un autre régime et sont saisis par la douane européenne.
Non. C’est un catalogue de consultation, pas une boutique : ni prix, ni panier, ni commande. Si vous cherchez une pièce précise, citez sa référence quand vous nous écrivez et nous vous aiderons à la chercher en Côte d’Ivoire.